En 2004 ….

Selon les statistiques du Tribunal de Commerce de Paris :

  • 34 juges se sont occupés pendant toute l’année de prévention
  • 2476 dossiers ont été ouverts
  • La détection a concerné 125.098 emplois
  • 16% des dossiers ont abouti à des procédures collectives
  • 64% ont donné lieu à classement après entretien
  • 2764 dirigeants d’entreprise ont un entretien
  • 108 désignations de mandataires ad hoc
  • 30 conciliations
  • 173 alertes
La prévention


La désignation d’un mandataire ad hoc permet de régler de manière souple et confidentielle une difficulté précise que l’entreprise rencontre avec un partenaire, un associé, un fournisseur ou des créanciers. (Dans ce dernier cas elle peut constituer une démarche préalable à une demande de règlement amiable.)

Le dirigeant demande la désignation du mandataire ad hoc en s’adressant au Président du Tribunal de Commerce pour lui exposer sa situation et les difficultés rencontrées ; il joint les pièces justificatives (comptes, état des créances et des dettes, projets…)

S’il estime la demande justifiée, le président désigne le mandataire ad hoc, définit sa mission et en fixe la durée, qui peut être prolongée, par une ordonnance non publiée, donc confidentielle. La rémunération du mandataire ad hoc, variable suivant l’importance et la complexité de la mission, est fixée entre les parties concernées ou, en cas de désaccord, par le Président.

Le mandat ad hoc peut déboucher sur :

  • un protocole d’accord entre les parties, qui résout le problème,
  • un constat d’échec qui peut alors conduire à une suite judiciaire, procès ou déclaration de cessation de paiements,
  • la désignation par ordonnance du Président du Tribunal d’un conciliateur,